En 2012, il va y avoir du mouvement

L’année politique 2012 apporte beaucoup de changements.

2011 a été une grande année électorale pour la politique suisse. Elections générales dans cinq cantons dont Zurich, moteur économique, élections fédérales, et, pour finir, le renouvellement intégral du Conseil fédéral. L’année écoulée avait tout ce qu’il y a de plus intéressant en politique. Mais si vous croyez en revenir au train-train quotidien, détrompez-vous. 2012 s’annonce tout aussi rempli

Comme d’habitude après la grande course, il va y avoir des changements au sommet. Les perdants devront se retirer, les anciens feront place à de nouvelles forces. Cela vaut notamment pour Fulvio Pelli. Au moment de quitter son poste en avril 2012, il aura été pas moins de sept ans en fonction. Son successeur – on cite jusqu’à présent Philippe Müller et Ruedi Noser – aura pour tâche de stopper le déclin du parti, faute de quoi celui-ci risque fort de perdre son deuxième siège au Conseil fédéral en 2015. 

Christophe Darbellay (PDC) et Fulvio Pelli (PLR): deux présidents de partis, ici en discussion au Conseil national, qui vont bientôt céder leur place. (Keystone)

L’UDC va également changer de chef de groupe parlementaire. Partisan de la ligne dure, Caspar Baader est en poste depuis 2001. Le nouveau candidat montrera la direction que compte prendre le parti. Après les turbulences de ces derniers temps, il ne serait pas non plus étonnant de voir du changement au niveau de la présidence du parti. Tout d’un coup, qu’il s’agisse de Toni Brunner ou du vice-président Christoph Blocher, aucun poste ne semble plus sacro-saint

Au sein du PS, on cherche un remplaçant pour la cheffe de groupe Ursula Wyss, qui veut entrer au Conseil municipal de Berne, et devrait d’ailleurs y parvenir. Elle jouit apparemment d’un bon réseau et a remporté le rating des parlementaires lors d’un sondage de la SonntagsZeitung en 2010. Le PS a gagné des sièges lors des élections, et une nouvelle direction doit désormais exploiter cette position de force accrue dans le travail parlementaire. On ne sait pas si le Fribourgeois Christian Levrat pourra rester à la tête du parti au cas où il reprendrait la place d’Alain Berset au Conseil des Etats. En règle générale, ce rôle est plus difficile à jouer depuis la chambre haute. 

Les perdants devront se retirer, place à de nouvelles forces. 

Du côté du PDC, pas de changement concret en vue. Il semblerait toutefois que Christophe Darbellay, chef du parti, souhaite entrer en 2013 à l’exécutif valaisan. De par la limitation de la durée de fonction, son activité à Berne prendrait de toute façon fin en 2015. A l’intérieur du parti, le bruit court également qu’Urs Schwaller, chef de fraction du PDC, envisagerait lui aussi de démissionner. Reste à voir l’enthousiasme que manifestera la nouvelle génération à diriger un parti chrétien-démocrate touché par un déclin persistant. Si rien ne change, le PDC risque de tomber dans l’oubli au cours des dix prochaines années, du moins à l’échelle nationale. 

Enfin, chez les Verts, du nouveau à la tête du parti. Ueli Leuenberger se retire, aux jeunes de prendre le relais. Et malgré le détachement des Verts libéraux, un nouveau conflit de direction s’annonce au sein du parti écologistee. Qui des forces pragmatiques autour d’Alec von Graffenried ou des écologistes radicaux prendra le dessus ? 

Ce n’est donc pas une campagne électorale qui dominera l’année 2012, mais de la politique concrète et toute une série de nouveaux visages.

9 Comments sur «En 2012, il va y avoir du mouvement»

  • Marc Gilbert says:

    Je ne partage pas tout a fait l’analyse de M. Chapman. 100% d’accord pour des mouvements importants dès 2012, non seulement au niveau des dirigeants, mais aussi de l’électorat. Le PDC et le PLR ont aujourd’hui une chance unique d’élargir leur électorat. Surtout le PLR dont les choix politiques ont été catastrophiques depuis 2003 dus pour l’essentiel à des dirigeants incompétents, pour le moins. Il est temps pour ce parti d’arrêter de “jouer” lors des élections et de redéfinir une réelle politique de centre-droit, en dehors de l”accident” historique qu’est l’UDC blochérienne.

  • Jean-François Chappuis says:

    Excellente analyse de Mr Chapman, que se soit sur le plan des changements importantes qui auront lieu en 2012 à la tète des groupes politiques ainsi que sur l’analyse du PDC ert du PLR et j’ajouterai un léger décrin des Verts au détriment des Verts Libéraux qui ont le vent en poupe et du Parti Socialiste qui a atteint son sommet grâce à l’arrivée de nouveaux partis.
    Quant à l’UDC il va céder du terrain à son aile centriste qui est actuellement représenté au gouvernement par la Présidente de la Confédération pour 2012 !

  • Mireille Cornaz says:

    En 2012 je pense qu’il y aura quelques rocades mais pas vraiment du changement. La logique de chaque parti politique est d’abord le résultat électoral. La récente décision des verts libéraux vaudois de s’allier avec l’UDC en est un exemple parmi d’autres. Le champ politique restera dominé par les combines pour accroître les privilèges de certains, à droite comme à gauche. La grande partie des votants le sent c’est pourquoi elle s’abstient. Mais en même temps d’autres personnes à la conscience plus développée réfléchissent au changement, mais ce n’est pas encore organisé, cela viendra.

  • Peter Grütter says:

    Bei der SVP ist jetzt die junge Generation gefragt. Lukas Reimann und Natalie Rickli müssen an die Spitze. Sie sollen beweisen, dass sie es besser können. Wenn nicht jetzt, wann dann?

  • Das neue Jahr wird zeigen ob die Gewinner der Wahlen auch etwas anderes können als nur das Geld anderer ausgeben.Falls es 2012 zu einer Wirtschaftskriese kommt, werden die linken das Argument, jetzt erst recht Geld ausgeben, voll ausreizen, und damit bleibt die künstlich aufgeblähte Ausländerwirtschaft erhalten, damit sie nachher weiter aufgebläht werden kann.Dabei merken sie nicht, dass sie die Handlanger der Profiteure sind.

  • Hans Alabor says:

    Besonders der SP würde es heute gut anstehen, die landesweiten Probleme und damit anstehenden Versäumnisse endlich Lösungsorientiert anzugehen, anstatt dauernd im Übermass die SVP in Misskredit zu bringen.Es gibt überall faule Eier,bzw. unfähige Politiker und dies besonders bei der selbstlosen, lieben und netten SP.Das vorweihnachtliche Affentheater betr. BR-Wahlen ist für den Normalbürger eine Zumutung und sollte jeweils auf die Sommerferien- oder noch besser auf die Fasnachtszeit verschoben werden.Was kostet dieser Unsinn?.Diesem Personenkult sollten endlich Taten folgen. Ein naiver Optimist

    • Hans Alabor, mit diesem Personenkult über alle Medien verteilt, wollten die linken nur ihren Beitrag zur Transparenz der Parteifinanzierung leisten, was ihnen ja vorzüglich gelungen ist.

  • Unter dem Strich ist die SP die Wahlsiegerin. Sie hat in der Bundesversammlung 5 Sitze mehr als nach den Wahlen 2007, und sogar 8 mehr als am Vorabend der Wahlen. Die geringfügigen Stimmenverluste bei den Nationalratswahlen wurden durch die deutlichen Stimmengewinne bei den Ständeratswahlen mehr als wettgemacht. Absehbar ist bei der SP ein Führungswechsel, sollte Levrat Ständerat werden, was wahrscheinlich ist. Er täte gut daran, das noch vor der Wahl kundzutun: Eine Partei führen und einen ganzen Kanton vertreten, lässt sich nicht unter einen Hut bringen. Brunner wollte das nicht einsehen!

  • sandro gasser says:

    nach diesem wahljahr inkl. bundesratswahlen bin ich der hoffnung beraubt, das die schweiz sich in die positive richtung bewegt. mit positiv meine ich: die unglaubliche einwanderung, der asylmissbrauch (asylgesuche von serben und kosovaren z.b.) das einhergehende in anspruchnehmen der sozialversicherung (obwohl nichts einbezahlt). weiter die kriminalisierung des individualverkehrs, das ideologische verfechten eines einseitigen politischen standpunktes sowie das aufgeben der freiheit insgesamt. und somit der weiterentwicklung, natürlich aus sicherheitsgründen. die schweiz schafft sich ab, leider

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